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Hommage à Mœbius

Ce matin la planète BD vient d’apprendre la mort de Jean Giraud à 73 ans, des suites d’une « longue maladie », comme on le dit pudiquement.

Restons dans la pudeur, plutôt qu’un long article en mode « encyclopédie pompée Wikipédia » sur la carrière d’un monstre sacré de la BD, je vais écrire un tout petit billet intimiste : comment j’ai découvert Mœbius.

Jean Giraud Aka Mœbius
© Dargaud 2003 – Rita Scaglia / Dargaud

Il faut remonter le temps, jusqu’en 78 ou 79, j’ai au maximum huit ans, c’est l’été et je suis en colonie de vacances dans la Drôme à Saint-Bonnet de Val-Joyeux.
J’y suis allé deux ans de suite, d’où mon doute sur l’année exacte.
J’avoue n’avoir guère que de mauvais souvenirs de toutes mes colos, sans doute mon petit coté parfois associal et introverti, mais ils m’en reste quelques bons, dont celui-ci.

Nous les colons étions logés dans un petit château campagnard à l’entrée d’un beau parc avec un étang central.
Faisant partie d’une des plus jeunes classe d’âge, j’étais astreint à une sieste quotidienne.
Quelle horreur !
À cet âge là, en plein été, on rêve plutôt de battre la campagne que de dormir !
Aujourd’hui je vendrais mon âme certains jour pour « comater » une petite heure :)

Bref, l’une des salles du château faisait office de bibliothèque. Entendre par là : des gros poufs disposés anarchiquement et des caisses de BD posées au sol.
Au moment de la sieste, bien entendu, cette pièce était fermée à clef.
Jamais en retard d’une connerie, je m’étais rendu compte que nous pouvions ouvrir l’immense double porte en dégageant simplement le loquet qui maintenait un des battants au sol. Il suffisait alors de tirer les deux battants pour dégager le verrou sans l’aide de clef !

Vous l’avez compris, à partir de cette découverte, les siestes se résumaient à un commando de gamins investissant frauduleusement la bibliothèque dès que les monos avaient le dos tourné.

Et c’est dans cet endroit baigné de la lumière des heures les plus chaudes de la journée que j’ai lu mes premiers Blueberry. Loin de me douter qu’un jour j’aimerai la BD comme aujourd’hui et bien des années avant que je ne découvre Métal Hurlant et un certain Mœbius !
Je n’ai d’ailleurs appris que Mœbius et Jean Giraud ne faisaient qu’un, que bien longtemps après avoir dépassé la vingtaine d’année.

Pour moi Gir reste un maître de la BD au même titre que peuvent l’être Frankin, Goscinny ou Gotlib entre autres mais avec le petit plus d’avoir contribué à la naissance de ce qu’on pourrait appeler la BD Adulte.

Voilà, merci Gir pour ces instants volés de mon enfance et reposez en paix.

Je sais que mes lecteurs sont peu nombreux, mais je sais aussi qu’ils sont en majorité des passionnés de BD.
Alors plutôt que des commentaires tristes, je vous demande chers lecteurs d’écrire ce que Jean Giraud évoque pour vous comme souvenirs, premières lectures, anecdotes, rencontres…

BDbuzz pour iPhone

Tous les amateurs de BD sont un jour confrontés au même problème, leur collection d’albums grossi à un rythme plus ou moins régulier et il est rare que la tendance s’inverse.
Si cela ne pose pas de réel problème pour les collections structurées avec des séries achetées neuves et complétées au fur et à mesure des parutions, ce n’est pas le cas pour des collections plus opportunistes de chineurs qui complètent leur collections au gré des brocantes, vide greniers, magasins d’occasions…
En effet les achats étant effectués au coup par coup, les séries de votre collection constituées de cette manière comporte de nombreux « trous ».
Comment se souvenir d’une fois sur l’autre quels albums vous manquent ?

Faisant partie de cette seconde catégorie de collectionneurs, je me suis souvent retrouver à laisser passer une occasion ou parfois pour ne pas rater une « bonne affaire » rentrer et me rendre compte que je possédais déjà l’album, vive les doublons !
C’est le jeu bien entendu, mais si il y a moyen d’optimiser et d’économiser quelques piécettes durement gagnées, il ne faut pas s’en priver.
Comme je n’avais pas envie de me promener avec un listing de l’intégralité de mes albums, je me suis tourné vers une solution sympa que je vous expose derechef : BDbuzz

Disponible pour iPhone et smartphones Androïd, BDbuzz est une application gratuite qui vous rendra bien des services, à condition de bien l’utiliser !

Parenthèse : J’ai installé BDbuzz en janvier et suite à une mauvaise utilisation de ma part j’ai perdu toute mes données, maintenant je dois tout recommencer, je vous expliquerai comment ne pas faire la même erreur. fin de la parenthèse.

Comme d’habitude nous allons voir ça en images.
L’application est relativement bien foutue, de facture classique avec un champs recherche en haut et des rubriques en bas, personne ne devrait être perdu.

Voyons les rubriques de plus près et commençons donc par ma Collection :


Comme son nom l’indique, c’est l’onglet où vous retrouverez toutes vos BD, mais aussi les albums numériques si vous en téléchargez, une wishlists qui vous permettra de vous souvenir des albums que vous souhaitez en priorité, et un astucieux gestionnaire de prêts qui vous mettra sur la piste de l’affreux rabouin qui vous aura taxé votre EO préférée il y a six mois, entre autres.

Si vous sélectionnez « tous vos albums », vous pourrez au choix, voir votre collection sous forme de liste d’albums avec visuels des couvertures, mais aussi faire des recherches par séries ou par auteurs.

Pour moi c’est le cœur de l’application puisque c’est pour avoir cette liste que je l’ai choisie, mais elle recèle d’autre fonctions qui peuvent intéresser les bédéphiles que nous sommes.

Prenons par exemple la rubrique le Buzz :
Cet onglet qui reprend le nom de l’app, vous permettra d’être au courant des dernières sorties, tendances, de voir des chroniques d’albums, bref… d’être au fait de l’actualité BD !

Intéressons-nous maintenant à l’onglet la Librairie, vu que c’est celui qui permet d’accéder à l’énormissime et incontournable base de données BDgest’
Et oui, BDbuzz à obtenu l’autorisation d’exploiter ce qui doit être une des bases de données les plus exhaustives du monde de la BD francophone, c’est un gage de sérieux et de qualité non ?

Vous-pouvez-donc chercher un album par série, titre, auteur, genre et choisir de l’ajouter à votre collection, de l’ajouter à votre wishlist, de l’acheter ou de le partager sur votre mur Facebook.
Vous noterez également que ceux déjà présent dans votre collection sont cochés, ce qui est assez pratique pour repérer d’un coup d’oeil les albums manquants.

L’onglet BD numérique intéressera plus les globe-trotters et les adeptes du « dématérialisé », ici vous pourrez vous offrir moults nouveautés parues en édition numérique.
J’avoue que c’est l’onglet qui m’intéresse le moins, mais comme tout le monde n’est pas moi, je dois le présenter aussi ! :)

Et enfin l’onglet Infos… Curieux nom pour la section permettant le paramétrage de l’app, mais ne nous formalisons pas et voyons plutôt ce qu’elle nous offre :

Le compte BDbuzz permet de participer au forum sur le site, d’acheter des albums, et d’obtenir des news… passons
Vous avez la possibilité de désactiver le choix papier/numérique au moment du remplissage de votre collection, personnellement ça m’arrange, ça évite les erreurs de manipulation.
Le choix de l’onglet de démarrage : pas besoin de précisions supplémentaires je pense !
Nous approchons maintenant de l’option la plus douloureuse (pour moi) vous avez la possibilité de sauvegarder et de restaurer la collection et ça.. c’est bien !
J’en ai fait la douloureuse expérience quand j’ai perdu l’intégralité de la collection que j’avais patiemment rentré en janvier ! ça a été tellement cruel comme expérience personnelle, que je n’ai pas recommencé à rentrer mes albums avant hier soir… si si..
Par contre l’app a dû connaître des mises à jour depuis janvier, parce que je ne me souvenais pas de la présence de cette option si utile.

Donc, deux ou trois conseils pour vous éviter les même mésaventures
Cliquer sur le bouton sauvegarder bien entendu !
L’app crée en interne un backup (daté du jour de sauvegarde, c’est important pour la suite) de votre base.
C’est bien. Lorsque vous synchronisez votre appareil (ici en l’occurrence un iPhone) vous avez la possibilité de récupérer ce fichier et de le mettre en sûreté, faites-le !


Par contre, si vous êtes un peu à l’étroit dans votre téléphone, c’est mon cas, je vous conseille de supprimer la sauvegarde de votre iDevice après l’avoir copié.
Comme vous pouvez le constater le backup fait 4,6 Mo pour 46 albums, donc on peut considérer qu’avec une collec de 1 000 albums, la sauvegarde atteindra allègrement les 100 Mo, c’est pas négligeable.
Surtout si vous devenez parano et sauvegardez après chaque mise à jour de votre collec, vous allez multiplier les fichiers de sauvegarde !

Voilà, je pense avoir fait le tour, au final c’est une application très agréable à qui il manque juste la possibilité de sélectionner d’un coup de multiples albums et la gestion des doublons pour être parfaite !

Les plus de bdBuzz
- Simple
- Gratuit
- Consultable sans connexion internet
- Communauté réactive
- Gestion des prêts

Les moins de bdBuzz
- Si vous êtes du genre collectionneur compulsif, avec plusieurs éditions du meme ouvrage (EO, TT, TL…) que vous aimez connaitre la cote de vos BD ou la valeur de votre collection complète, passez votre chemin et rabattez vous sur une application plus en phase avec vos besoins (je chercherai et vous en présenterai une si je trouve la perle rare).
- Gestion des doublons perfectible

EDITION – 02 SEPTEMBRE 2011

Un petit edit pour signaler que :
1- Contrairement à mes affirmations, il existe une méthode pour faire une sélection multiple sur BDbuzz : elle se trouve en haut à droite dans la partie librairie (bouton représentant une flêche), en cliquant dessus, on peut ajouter tous les albums d’une série très rapidement (un seul clic par album suffit) sans avoir besoin d’ouvrir la fiche descriptive de chaque album et de revenir.
2- Alex qui répond sur le Forum de BDbuzz.net est très réactif et j’ai pu avoir des réponses à quelques interrogations en moins de 24h, ce qui est plutôt sympathique.

Le petit monde de l’édition BD bouge

La nouvelle est tombée ce mardi, Soleil aurait cédé une partie de son capital à Delcourt.
Loin d’une panique dans le Landernau de l’édition BD, la nouvelle fait tout de même l’effet d’une bombe quand on connaît l’importance de ces deux acteurs dans le monde de l’édition BD.
Du coup sans aller jusqu’à faire du journalisme d’investigation, je me suis demandé ce qu’en pensaient quelques personnes concernées dans un article de fond.

La nouvelle a été officiellement publiée dans Les Echos du 23 Juin, dont voici une petite synthèse :

• Delcourt devient actionnaire majoritaire du capital de Soleil
• Avec ce rachat, Delcourt devient le deuxième groupe français de BD derrière Média Participation (Dargaud, Dupuis, Le Lombard)
• La nouvelle entité sera dirigée par Guy Delcourt, Mourad Boudjellal devenu actionnaire minoritaire, continuera cependant de gérer certains projets.
• Depuis 2003 les deux sociétés collaboraient déjà avec la filiale de diffusion Delsol (Futuropolis, Gallimard BD, Les Humanoïdes associés)
• Le catalogue Delcourt est riche de 2 500 titres, celui de Soleil de 2 100 titres soit 4 600 titres pour le catalogue commun.
(Source)

Ayant la chance et l’honneur de côtoyer un auteur de chez Soleil, je me suis permis de l’interviewer brièvement pour connaître son ressenti par rapport à cette fusion :

Interview Téhy du 23 juin 2011 :

Badiuth : Il semblerait que Soleil aie cédé une grosse partie de son capital à Delcourt.
En tant qu’auteur estampillé Soleil qu’est-ce que t’inspire cette nouvelle ?

Téhy : o joie, ça change !
puis : oh merd’, ça change ?
puis : non non, super ! Ca CHANGE !!

B : Ok, donc des sentiments plutôt controversés :)
Aujourd’hui entre Yiu, Reign et l’Ange et le Dragon, ce sont environ une vingtaine de tes albums qui sont au catalogue Soleil, c’est loin d’être anecdotique.
Si demain Delcourt te proposait de rejoindre leur navire pour une nouvelle série, comment envisagerais-tu la proposition ?

T :Tout dépend du projet que j’aurai à leur soumettre, s’il entre dans quelque chose correspondant à cet éditeur ou pas. Actuellement je travaille avec Jean Wacquet, j’attend surtout de savoir à quelle sauce il va être saucé.
Ce qui m’importe actuellement, c’est de continuer à bosser avec lui. Et de pouvoir achever Reign, et continuer Yiu. Donc… on verra bien !

B : Jean Wacquet que tu suis depuis le 1er Yiu aux éditions Le Téméraire. Cette fidélité et cette confiance te pousseraient-elles à le suivre sur un autre navire si il devait être « saucé » d’une manière indigeste ?

T : Ah oui oui, bien-sûr. C’est pas une fidélité aveugle, c’est juste un des derniers chez qui je vois encore de l’enthousiasme, et c’est difficile de se passer de l’enthousiasme. J’ai récemment retrouvé cet enthousiasme de « faire » chez Bamboo, et c’est un vrai plaisir. Comme une sorte de politesse vis à vis de l’auteur, qui d’un coup est flatté qu’on s’intéresse VRAIMENT à ce qu’il fait. Et c’est hélas pas toujours le cas.

B : D’un point de vue strictement professionnel, ne crains-tu pas que le rassemblement de grandes maisons d’éditions qui s’absorbent l’une l’autre, même si Soleil et Delcourt collaboraient déjà depuis plusieurs années, ne nuise aux jeunes auteurs qui auraient moins de portes auxquelles frapper ?

T : Je n’y connais rien à ces fusions, aucune idée de ce que ça produira. Mais la bd n’étant pas le rugby, c’est plutôt sage de laisser un passionné de bd aux commandes. Au final, ce sera mieux ? Moins bien ? J’étais chez vents d’Ouest quand il s’est fait absorber chez Glénat ; il me semble que plus la structure grossit, moins c’est mieux… 
Ça c’est un mot de la fin, hein ? (Ah ah !)

B : Splendide !
Merci de ta patience !

Plein de mon juvénile enthousiasme et de l’impudence qui caractérise le blogueur planqué derrière son clavier, je me suis permis sans vergogne d’envoyer un petit mail aux services presse des deux maisons, respectives.
À cette heure, je n’ai toujours pas de réponse, et ne pense pas de toute façon en avoir.
Je ne me faisais pas d’illusions mais on peux toujours rêver.
Quoi qu’il advienne, j’éditerai le billet si, ô miracle, je venais à avoir une réponse.

Qui d’autres, hormis nous lecteurs, sont concernés par ce rachat ?
Le distributeurs bien sûr !
Avec la complicité de l’ami Fif, j’ai donc décidé de soumettre un libraire « à la Question »…
Sans violence bien sûr !
D. qui travaille dans une chaîne bien connue à bien voulu se prêter au jeu du question réponse :

Interview de D., Libraire le 23 juin 2011

Badiuth : Avec une production de plus ou moins 3 000 nouvelles BD par an, comment en tant que diffuseur final choisissez-vous les albums qui figureront dans vos rayons ?

D : Cela dépend des librairies (on parle de « niveaux »), certaines reçoivent des listes de nouveautés des mois à l’avance et se débrouillent en fonction du nom, de la série, pour prendre les quantités nécessaires. D’autres (c’est notre cas) reçoivent la visite d’un représentant, qui présente le programme, afin de nous aider, ou nous influencer dans nos choix…

B : Combien de référence avez-vous habituellement en stock ?

D : Entre 12 et 15 000

B : Subissez-vous parfois des pressions des commerciaux pour mettre en avant des albums particuliers, que vous n’auriez sans doute pas mis en avant vous même ?

D : C’est tout le jeu avec le représentant, lui a des objectifs qu’il va tenter de suivre…
S’il doit passer une quantité donnée auprès de toutes ses librairies et qu’il n’y est pas parvenu jusqu’à son passage, il va forcement tenter d’en passer plus.
A nous de ne pas « céder ». Le rapport de force dépend ensuite des relations entretenues…

B : Entrons dans le vif du sujet : Delcourt vient de prendre une part importante du capital de Soleil, quelles conséquences pensez-vous que ça puisse avoir en rayon à moyen terme ?

D : A priori, pas grandes conséquences… La branche commerciale (Delsol) est la même depuis déjà quelques années. Je n’ai pour l’instant pas connaissance de ce que cela peut changer pour les auteurs…
Mais au niveau de la production, cela ne me semble pas être une révolution… Beaucoup de bruit pour rien ?

B : Pensez-vous qu’un tel rapprochement soit nuisible ou, au contraire bénéfique pour les jeunes auteurs cherchant une maison d’édition pour leurs débuts ?

D : C’est bien là où je ne peux pas répondre… pas assez de connaissance du milieu…

B : pour en revenir à une de mes questions précédentes, ne craignez-vous pas que ce rapprochement augmentent le pouvoir et les éventuelles pressions des commerciaux de cette nouvelle entité ?

D : Pas du tout, c’est déjà la même force commerciale depuis des années…

B : Quelle part accordez-vous en rayon au petits éditeurs ou aux éditeurs alternatifs ?

D : Nous essayons de « tout » avoir, du moins à la nouveauté, ou de nous en approcher…
Le rayon « indépendants » est donc assez conséquent… En comparaison des gros éditeurs, c’est quand même assez léger (entre 5 et 10 % je pense… sans aucune certitude)

B : Merci pour ces réponses D.!

Voilà, si comme moi vous vous posiez des questions suite à ce rapprochement des deux maisons d’édition, j’espère que les quelques éléments rapportés ci-dessus vous aideront à vous faire une idée plus précise du changement (ou du statisme) du paysage éditorial BD.
En souhaitant que ce billet inhabituellement sans images ne soit pas trop indigeste pour vous :)

Un grand merci à Fif sans qui ce billet n’aurait pas vu le jour, à Téhy et D. pour leur réponses, et enfin à ma blonde préférée : Biscotte, elle sait pourquoi.

Je suis Légion et ses Chroniques

À l’occasion de la sortie de « Les Chroniques de Légion« , je vais faire un petit retour sur la magnifique trilogie « Je Suis Légion » de Fabien Nury et John Cassaday pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore.

Alors le Seigneur s’approcha de l’homme, et lui demanda son nom :
« Légion », dit l’homme, « Car nous sommes nombreux. »
Marc, 5.9

Couv Je suis Légion T1
Tome 1 – Le Faune Dansant
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2004
Couv Je suis Légion T2
Tome 2 – Vlad
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2006
Couv Je suis Légion T3
Tome 3 – Les Trois Singes
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2007

Le mythe de la vie éternelle aura fait couler des fleuves d’encre et de pigments depuis les débuts de l’humanité. L’homme n’a de cesse que de vaincre la mort, alors qu’il excelle dans l’art de la donner, mais ça c’est un autre débat qui n’a pas forcément sa place ici.
Il n’est pas étonnant donc d’avoir vu fleurir de nombreuses légendes tenaces : Homme qui ressuscite, Phénix qui renaît de ses cendres, Saint-Graal, Fontaine de jouvence, entre autres, mais aussi et surtout dans le cas qui nous intéresse : Vampires !

Oui, le vampire, vous savez, ce mec blafard comme un lave-linge, qui ne se reflète pas dans les miroirs, se transforme en Batman chauve-souris pour se déplacer plus rapidement, ne supporte pas l’ail et le soleil (on en déduit qu’il y en a très peu dans la région de Nice), dort dans un cercueil et a la fâcheuse manie de transpercer à coup de canines hypertrophiées la jugulaire de jeunes vierges tombées sous son charme.

Immortalisé par Bram Stoker, le personnage du Comte Dracula en est l’archétype originel.
Notons au passage que Bram Stoker c’était inspiré d’un prince de Valachie du XVe siècle tout à fait réel lui , Vlad III, réputé pour sa cruauté et sa manie d’empaler pour un oui ou pour un non les fâcheux qui avaient eu l’impudence (et surtout l’imprudence) de le contrarier.
Cette légère digression historique me permet de revenir à Légion, en effet, Fabien Nury s’est inspiré du même personnage historique pour son scénario, tout en étant plus fidèle à la légende que Bram Stocker (voir l’article Wikipédia sur Vlad Dracul) et de sa lutte pour le pouvoir, bien réelle, avec son frère Radu.

Avertissement : à partir d’ici commence la zone de SPOIL potentiel.

Pour Fabien Nury, pas d’ail, de chauves-souris, de canines, de miroir et autres crucifix, le strigoï survit grâce à une particularité sanguine le rendant potentiellement immortel.
Pour être clair, le sang de Vlad et Radu est le siège de leur personnalité, est animé d’une vie propre et se comporte de façon parasitaire en s’introduisant dans le corps de la (des) victime(s), une fois le sang assimilé, l’hôte est entièrement contrôlé par le donneur.
De telle manière, les deux Strigoïs survivent depuis le XVe siècle en changeant d’hôte au gré de leurs besoins, leurs desseins, mais aussi leurs nécessités car parfois c’est une question de survie pour eux, dans ce dernier cas, un animal peut être le récipiendaire de leur sang.

Planche Je suis Légion T1
Tome 1 – Le Faune Dansant
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2004
Planche Je suis Légion T2
Tome 2 – Vlad
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2006
Planche Je suis Légion T3
Tome 3 – Les Trois Singes
© Fabien Nury – John Cassaday
Les Humanoïdes Associés 2007

L’action prend place, dans le premier album, à l’un des moments les plus troublés de notre histoire : la seconde guerre mondiale. Dans ce contexte historique, Vlad évolue sous les traits d’une enfant roumaine servant d’expérience dans un programme secret nazi visant à créer le soldat parfait à partir d’untermenschen.
Quel espoir pour les nazis, que de contrôler à partir d’un seul esprit une troupe de soldats insensibles à la douleur et dont l’éventuelle perte n’indignera aucun haut dignitaire puisque aucun brave soldat aryen n’aura péri dans l’assaut, seulement quelques prisonniers de guerre voir des juifs, des slaves ou des roms.

Au même moment, à environ 2500 km de là, à Londres, Victor Thorpe meurt dans d’étranges circonstances, suffisamment étranges pour déclencher une enquête.
Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve un cadavre qui s’est auto-égorgé sans laisser une trace de sang !
Et en période de guerre, lorsque l’on sait que cet homme était riche et très influent, ça devient directement une affaire d’état.
Stanley Pilgrim et son équipe sont chargés de l’enquête et leurs soupçons se dirigent assez rapidement vers Peter Wilkes, ce qui est dramatique, cet homme ayant accès au War Office où siège aussi Sir Winston Churchill et donc accès à tout le renseignement stratégique anglais.

Vous l’aurez compris, Victor Thorpe, Peter Wilkes ne sont qu’une seule et même personne : Radu !

Radu poursuit une quête personnelle bien plus importante a ses yeux que la guerre mondiale qui déchire le monde des hommes : La destruction pure et simple de son frère Vlad !
Leur lutte fratricide les conduira sur les différents fronts d’opération de l’ouest et se conclura bien évidemment par la confrontation attendue.

Nous avons donc un scénario original aux multiples rebondissements et sans temps morts excessifs, servi par un dessin réaliste de John Cassaday qui distille avec brio les cadrages et les sorties de cases sans en faire trop. Les trois albums se lisent facilement mais demandent un peu de calme pour bien appréhender les différents personnages, les implications de leurs actes; à ne pas lire dans le métro ou entre deux tâches ménagère donc.

Voilà pour « Je Suis Légion », intéressons-nous maintenant aux « Chroniques de Légion », ici Fabien Nury a choisi de faire appel à plusieurs dessinateurs, j’avoue que sur le coup ça m’a un peu ennuyé, je ne suis pas super fan de ce genre d’expérience.
Mais d’un autre coté, quand la couverture et le premier récit sont mis en valeur par Mathieu Lauffray, on ne fait pas le difficile longtemps, quelle belle carte de visite !

Couv Chroniques de Légion T1
Les Chroniques de Légion – Livre 1
© Fabien Nury – Mathieu Lauffray
Glénat 2011
Planche Chroniques de Légion T1
Les Chroniques de Légion – Livre 1
© Fabien Nury – Mathieu Lauffray
Glénat 2011

Je dois avouer toutefois, qu’une fois l’album ouvert, même si la transition entre les différents dessinateurs est évidente, elle n’est pas choquante. C’est dû à mon humble avis à la structure de l’ouvrage : quatre dessinateurs, quatre époques de la vie de Vlad et Radu.
Nous voici projeté à l’origine de la saga au XVe siècle avec Mathieu Lauffray, puis au XVIe siècle avec Mario Alberti, puis en plein cœur de la retraite napoléonienne de Russie avec Zhang Xiaoyu et finalement à la fin du XIXe siècle avec Tirso, chapitre final où nous retrouvons le jeune Victor Thorpe qui réapparaîtra très brièvement dans le Tome 1 de Je Suis Légion.
Du coup ces changements de mains, ne sont pas préjudiciables à une lecture sereine de l’album, la palette chromatique est relativement raccord d’un chapitre à l’autre et contribue à conserver l’immersion dans le récit.

Sachant que les Chroniques de Légion, sont une tétralogie, je me pose quelques questions et en suis réduis à des conjectures hasardeuses. Il est possible qu’une simple recherche Google réponde à mes interrogations, mais je vais quand même émettre mes hypothèses et les soumettre à votre légendaire sagacité* :
Quatre volumes sont prévus, seront-ils avec les même dessinateurs ?
Étant donné que 4 périodes courent de la genèse au dénouement, est-ce que dans les prochain volumes chaque chapitre reprendra là où le précédent c’est arrêté ??
Ou alors ce seront d’autres créneaux de temps et angle de point de vue ?

Ce ne sont pas de bien grandes interrogations mais si vous détenez une réponse fiable, faites m’en part, j’éditerai le billet ;)

*Je tiens mes lecteurs en haute estime n’est-ce pas ?

La Licorne

Avant Galilée (1564-1642), la terre était plate, et l’univers tournait autour. Toute autres considérations sur une planète sphérique, un système solaire ou la théorie de la gravité vous eut valu le bûcher pour hérésie, sans omettre le douloureux passage par la question préparatoire puis la question préalable !
Et si… et si la terre avait été réellement plate ?
Et que suite à des modifications d’ordre métaphysique elle était devenu ronde petit à petit au cours de la renaissance ?
Un peu barré comme concept non ?

Bien, alors comme une planète plate qui se métamorphose est un concept un peu trop gros, appliquons ce principe à l’être humain, mais l’être humain dans sa physiologie profonde.
Au moyen-âge, point d’autopsie réprouvée par l’église, point de microbes non plus, Louis Pasteur ne naîtra qu’en 1822.
Au moyen-âge donc, le corps humain est considéré comme constitué principalement de quatre humeurs différentes : le sang, la bile, l’atrabile et le phlegme ; la maladie proviendrait d’un déséquilibre entre ces dernières; « les sautes d’humeur » viennent aussi de là.
Et si… et si le corps avait été effectivement composé d’humeurs et que suite à des manipulations génétiques doublées d’un peu d’évolution darwiniste nos corps c’étaient peu à peu métamorphosés pour devenir ceux que nous connaissons aujourd’hui ?
Toujours un peu barré comme concept mais plus plausible…
Suffisamment acceptable en tout cas pour en faire un scénario épique et moderne de Bande-Dessinée, j’ai nommé : La Licorne de Mathieu Gabella et Anthony Jean aux éditions Delcourt !

Difficile de mettre La Licorne dans une case pré-formatée, ce n’est pas vraiment du « capes et épées », c’est trop récent pour être du médiéval fantastique et trop vieux pour être du steampunk. Il faudrait presque inventer une case spéciale, genre « Historic Fantasy ».
J’ai découvert La Licorne il y a à peu près deux ans, lors d’une petite rencontre entre Yiunautes du coté de Saint-Germain. Nous échangions nos sentiments sur quelques albums marquants quand Lordstone c’est mis à me faire la promo de cette série, faut croire qu’il a été convainquant, puisque je suis rentré chez moi avec l’album sous le bras et que depuis j’ai investi dans les suivants !

Pour info, trois albums sont déjà parus, et le quatrième et dernier tome (62 planches) ne devrait plus tarder.

Couv La Licorne T1
Tome 1 – Le Dernier Temple d’Asclépios
© Gabella – Jean – Delcourt 2006
Couv La Licorne T2
Tome 2 – Ad Naturam
© Gabella – Jean – Delcourt 2008
Couv La Licorne T3
Tome 3 – Les Eaux Noires de Venise
© Gabella – Jean – Delcourt 2009

On va pas donner dans le résumé exhaustif ni dans l’analyse poussée du dessin, des tas de sites le font mieux que moi et ce n’est pas mon but, mais si je peux contribuer à vous donner envie de commencer la série, je m’estimerai amplement satisfait, le bonheur est dans le partage.
Comme on ne juge pas un livre à sa couverture voici dans l’ordre, trois planches tirées de chacun des tomes paru, vous pourrez y admirer la qualité du dessin et constater que cette qualité perdure d’album en album, ce qui n’est pas toujours le cas dans la production BD actuelle malheureusement.
J’ai choisi ces planches avec soins pour vous dévoiler très succinctement le scénario de façon visuelle.

planche La Licorne T1
Tome 1 – Le Dernier Temple d’Asclépios
© Gabella – Jean – Delcourt 2006
planche La Licorne T2
Tome 2 – Ad Naturam
© Gabella – Jean – Delcourt 2008
planche La Licorne T3
Tome 3 – Les Eaux Noires de Venise
© Gabella – Jean – Delcourt 2009

Avertissement : à partir de ce point, on peut parler de SPOIL.

Paris XVIe siècle, Ambroise Paré chirurgien peu orthodoxe puisque formé à la dure sur les champs de bataille royaux, pratique une médecine « moderne », aujourd’hui on dirait invasive, pour cela il est méprisé par les médecins « académiques » qui voient en lui, au mieux un barbier (sa formation initiale), au pire un boucher, en tout cas un ignare indigne de la Faculté qui ne connaît même pas le latin. Pour être honnête, ce mépris est réciproque, Paré n’est guère enthousiasmé par la médecine « astrologique » et ne tient pas en haute estime ses collègues de la Faculté de médecine qu’il considère comme des charlatans passéistes.

Toujours est-il que quand des anatomistes de renom commencent à mourir dans d’étranges circonstances, circonstances d’autant plus étrange que certain d’entre-eux sont déjà sensés être morts depuis plusieurs années, Ambroise Paré se retrouve malgré lui aspiré dans la tourmente d’une conspiration internationale où les deux factions, les Asclépiades et l’Église, s’affrontent dans une guerre manichéenne.
Les uns pour obtenir la suprématie sur l’espèce à l’aide d’une des premières armes bactériologiques a grande échelle, les autres pour sauver les primordiaux et l’espèce humaine de cette menace.

Ah oui.. vous avez noté ? j’ai utilisé le terme « les primordiaux », kesako les primordiaux me direz-vous ?
Le primordiaux vous les connaissez sans aucun doute, il hantent nos légendes : Centaures, Vouivres, Sirènes, Dragons, Hydres, Manticores
Ils sont aussi vieux que l’humanité, peut être plus vieux même. Leur anatomie est semblable à celle des premiers humains, régie par les humeurs, sauf qu’au moment ou Paré intervient dans l’histoire, les primordiaux sont en voie de disparition, en effet une espèce ne peut survivre sans l’autre et malheureusement comme l’espèce humaine mute, les primordiaux s’éteignent.
Les Asclépiades, société secrète de médecins tenants de l’anciennes médecine « humeur + astrologie », démontrent à Ambroise Paré que quelqu’un, non seulement joue avec l’anatomie humaine, mais en plus créé un virus à partir du venin de l’hydre : la vermine, capable de décimer tous les primordiaux et de déclencher une pandémie chez les humains.
Le salut ne peut venir que d’un primordial : La Licorne.

La Licorne conte donc leurs aventures, de France au nouveau monde en passant par Venise…

Bien entendu comme dans tous les bons romans épiques nous avons les ingrédients nécessaires à une intrigue trépidante : Médecins influents, légendes vivantes (Nostradamus ou Léonard de Vinci), sociétés secrètes, méchants très très méchants, agent double, traîtres, pontifs retors, courses poursuites, combats, sex… ah non, pas de sexe… Comme quoi une bimbo à gros seins n’est pas toujours indispensable à la qualité d’un récit !

Pour les amateurs d’albums « avec bonus », notez que les tomes 2 et 3 en première édition sont fournis avec un cahier graphique de 8 pages. Je n’ai malheureusement que le tome 3 en première édition, mais ça me permet de vous en montrer deux extraits de belle facture :

Cahier La Licorne T3
Tome 3 – Cahier exclusif première édition
© Gabella – Jean – Delcourt 2006
Cahier La Licorne T3
Tome 3 – Cahier exclusif première édition
© Gabella – Jean – Delcourt 2008

Vous aimez les belles intrigues n’hésitez-plus, foncez vous offrir La Licorne !

4e Festival BD Bulles de Mantes 2011

leaflet Bulles de Mantes
© Jean-François Charles 2011 – Création/AR’MLJ
Mantes-la-Jolie est une ville qui traîne une réputation sulfureuse. Qui n’a pas entendu parler du Val Fourré ? Une de ces cités-dortoirs qui fait régulièrement la manchette des journaux régionaux et parfois même nationaux.
Donc quand j’ai projeté de me rendre au 4e Festival de BD Bulles de Mantes, je m’attendais à me retrouver dans une MJC de banlieue, et oui, moi aussi j’ai des à-priori comme la majorité des habitants de notre beau pays…
c’est moche, je sais !

Seulement voilà, Mantes-la-Jolie est la commune possédant la troisième plus grande superficie d’Île-de-France après Paris (et mon Argenteuil natal), une une commune qui c’est développée tout en longueur le long d’un des méandres de la Seine sur près de 6km, les quartiers sont donc relativement éloignés les uns des autres. À mon arrivée dans la ville, j’ai été étonné de découvrir une ville pleine de charme avec une magnifique Collégiale du XIIe siècle et un patrimoine historique qui me fera certainement revenir traîner mes guêtres dans le quartier.
Comme quoi, il ne faut pas prêter plus d’attention que ça aux réputations toutes faites, je tacherai de m’en souvenir.

Bien, c’est pas tout ça, mais je suis parti un peu « à l’arrache » et maintenant il faut que je trouve le lieu du Festival, après avoir tourné un peu dans le secteur (noter au passage que Mantes-la-Ville et Mantes-la-Jolie sont deux entités distinctes, ça évitera de tourner autant la prochaine fois) je fini par arriver au bon endroit, par Limay, au pied du pont qui mène à l’Île-aux-Dames, île qu’il faut traverser dans sa longueur pour arriver via un petit pont sur l’Île-l’Aumône qui accueil le parc des expositions.
ces deux petites îles qui occupent le méandre sont étroites et vertes et accueillent des équipement sportifs et culturels, aujourd’hui, il fait beau c’est un plaisir que d’y déambuler en regardant un petit voilier, voguer sur la Seine à travers le rideau d’arbres, ça a un petit coté « impressionniste » comme vision, qui n’est pas pour me déplaire

Autre bonne surprise, l’entrée est gratuite, pratique qui devient rare, mais en plus on vous remet un « petit » dépliant 10×21 qui une fois ouvert fait la bagatelle de 42×59 (A2) avec au recto le programme du festival (qui se déroule sur trois jours) et au verso l’affiche du festival… sympa !
D’ailleurs vous pouvez l’admirer fermé ci-dessus. Mon fils qui m’accompagnait a aussi eu le droit à deux petit magazines avec des petites BD, tout le monde est gâté.

Au premier abord, le site se présente comme une grande cour gravillonnée, avec une disposition en forme de U, à droite le pavillon N°5, qui accueille le festival proprement dit; en face la scène où un groupe de musicien ne tardera pas à jouer; à gauche la traditionnelle buvette, qui accompagne aussi sous le même chapiteau ouvert quelques associations locales, dont une de modélisme nautique avec un bassin pour les initiations. (ne pas oublier, le thème du festival est « mer et navigation » ).
Par la suite je découvrirai un autre pavillon un peu plus loin sur la gauche dédié au Manga, je m’y intéresserai assez peu vu que la semaine prochaine, je vais à Mangachamp avec mes loulous.

Vue de la scène et de la buvette

leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
Vue de l’espace associations

leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
Les amateurs de manga !

leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011

Petit avertissement : les photos ont encore une fois été prisent avec mon iPhone 3G qui commence à accuser son âge, mes excuses pour la pauvre qualité des clichés et vivement la WWDC qui devrait annoncer le prochain renouvellement de mon précieux. :)

Arrivé dans le pavillon 5, la disposition est assez classique : Boutique avec les albums des auteurs en dédicace, deux allées dédiées aux dédicace, un espace ludique pour les plus jeunes (ça c’est pas systématique, ça vaut donc le coup d’être signalé), et enfin l’espace dédié aux boutiques où l’on trouve comme d’habitude de la BD neuve, de l’occasion, des raretés, des ex-libris, des goodies… le pavillon n’est pas énorme (environ 600m2) mais on a pas la sensation de se marcher sur les pieds, d’un autre coté, il fait beau, c’est dimanche après midi, les visiteurs ne sont peut-être pas si nombreux, en tout cas on ne ressens pas une sensation d’étouffement ou de bousculade désagréable.

L’habituelle cohorte des chasseurs de dédicace est présente, vous savez ces groupe de gens qui arrivent par groupe de trois à cinq et qui font dédicacer la moitié de leur bibliothèque, il y aussi les insupportables « sacs tampon », sacs à dos qui sont sensés représenter une personne réelle genre « faites vous chier à attendre, moi je pose mon sac qui garde ma place et je vais me balader », je ne comprends toujours pas que l’on accepte ces « files d’attente virtuelles », c’est un manque de correction vis-à-vis des gens qui font réellement la queue. je dois être vieux jeu…

leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011

Après un rapide tour des lieux, mon choix de dédicace se portera sur Tacito, en effet, vu mon coté « vieux jeu » annoncé plus haut, je suis bien obligé de cibler mes dédicaces, je pars rarement avec plus de deux dessins sur ce genre de manifestation. De plus J’avais dans l’intention de faire deux fois la queue pour faire plaisir à un ami, malheureusement la suite des événements m’a contraint à trouver un plan B.
Et oui, j’ai encore une fois été victime de la « queue virtuelle » mais avec une variante, comme l’allée était étroite, les sacs étaient sur le coté pour pas gêner le passage… splendide ! du coup, de cinq personne devant moi, nous sommes montés à dix le temps que mon tour arrive !
Le pauvre Tacito, qui essayait de suivre le mouvement avait jugé bon de stopper la file deux personnes après moi pour gérer sont temps au mieux (il prends un certain temps pour faire une chouette dédicace), sauf que lui non plus n’avait pas repéré les sacs !!!
Donc j’ajouterai que c’est aussi un manque de correction vis-à-vis des auteurs !
Ami « sac-tampon » si tu me lis….

Du coup, de 20 minutes par dédicace, Tacito a été obligé d’accélérer le rythme et est passé à dix minutes chrono, la qualité s’en est un peu ressentie (pour avoir vu les premières et les dernières, je sais de quoi je parle), par contre c’est un auteur très agréable, qui parle et est souriant même après deux jours de marathon festivalier.
Comme une malédiction n’arrive jamais seule, je n’ai pas pu faire faire ma dédicace sur mon livre d’or, en effet Tacito « bloque » dessus, d’après lui il les « foire » systématiquement et préfère s’en occuper à tête reposée à la maison. je peux comprendre…
Tacito, si tu me lis, je te l’envoie quand tu veux ! :)
Hum… ça coûte rien d’essayer ^^

Comme je suis un grand fan de l’affiche Métal et BD, j’ai lui aie demandé une Claudia avec une guitare électrique, à son grand désespoir je dois dire. Le pauvre, en fin de festival, ça se fait pas d’avoir des exigences pareilles, mais bon, on est métalleux ou on ne l’est pas ! ^^

Allez trêve de Blabla on passe aux choses sérieuses :

leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011
leaflet Bulles de Mantes
© Badiuth 2011

Et, après 1h30 d’attente voici enfin le résultat, avec mon fameux « plan B »,
tu devrais la recevoir bientôt Fif, je me contenterai de la version numérisée !
leaflet Bulles de Mantes
© Tacito 2011

Opération Soleil de Plomb

Les plus anciens d’entre-vous se souviendront peut-être de Block 109 que j’avais évoqué ici l’an dernier.
Depuis, on peut dire que Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat n’ont pas chômé : Deux nouveaux albums édités et deux en préparation !
Je vais passer rapidement sur Etoile Rouge qui personnellement m’avait laissé plutôt froid, mais par contre je vous invite chaleureusement à vous arrêter un instant, voir un long moment, sur Opération Soleil de Plomb !

soleil de plomb
© Vincent Brugeas – Ronan Toulhoat – Akileos 2011

*ATTENTION SPOIL*
L’action prend place quelques années avant Block 109 au Congo Belge (actuelle République Démocratique du Congo), les allemands y sont confrontés à une résistance acharnée et quasi invisible.
D’après les services de renseignement nazis, les rebelles sont dirigés par le Général Leclerc, un officier français ayant rassemblé des troupes de diverses nationalités dans le but de nuire à l’extraction industrialisée d’uranium et autres minerais nécessaires à l’effort de guerre allemand.
Malgré l’importance stratégique de ces ressources, le Reich ne veut pas dégarnir le front européen où ils s’enlise face à l’armée rouge.
Le gouvernement allemand décide de faire d’une pierre deux coups et confie la mission aux légions pénales, le rebut de la Wehrmacht : brutes, opposants politiques, officiers rebelles…. Ainsi le « problème congolais » peut être réglé efficacement avec des pertes humaines sans importance pour le Reich.
À noter que dans les effectifs de cette légion nous ferons connaissance avec le Sergent Schell/Steiner que nous retrouverons dans Block 109.
Rapidement ces troupes vont être confrontées à la spécificité du terrain, à l’âpreté des combats et à un ennemi qui n’est pas vraiment celui auquel ils s’attendaient…

soleil de plomb
© Vincent Brugeas – Ronan Toulhoat – Akileos 2011

Petit chef d’œuvre de genre, parsemé de clins d’œil cinématographique : Full Metal Jacket, Apocalypse Now, Alien (celui-là, on me l’a soufflé, il était trop subtil pour que je fasse le rapprochement) Opération Soleil de Plomb mérite une bonne place dans votre bédéthèque.
Que vous soyez fan d’histoire ou de guerre, vous y trouverez votre compte, c’est tout l’intérêt de l’uchronie, que de tordre des événements réel pour en faire un univers « parallèle » mais néanmoins rigoureux.
Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat se prêtent à l’exercice avec brio et je suis impatient de tenir entre mes mains New York 1947 et Ritter Germania les deux prochains opus de ce duo fort sympathique.
Oui ils le sont, pour de vrai, si vous avez un jour l’occasion de les croisez sur un festival, vous pourrez vous en rendre compte par vous même.
Bonne lecture !! ;)

Destins pirates

À bord du Barracuda, dangereux navire pirate, trois destins vont se croiser mais c’est à terre qu’ils vont se jouer.
Maria, Emilio & Raffy, coincés sur l’une des îles les moins fréquentables des Caraïbes : Puerto Blanco.
Vendus, battus, blessés, humiliés ou peut-être aidés, il devront chacun affronter leur destin : pirate, esclave, protégé…
Plongez dans une saga passionnante en lisant ce « Barracuda » tome 1 « Esclaves » de Jean Dufaux et Jérémy. Je dois dire que pour une première collaboration, ces deux là nous ont gâtés.

Barracuda
© Jean Duffaux – Jérémy – Dargaud 2010

On pouvait penser que tout avait été dit sur la piraterie depuis l‘Île au Trésor de R-L Stevenson mais rien n’est moins sûr depuis que sont sortis les trois* tomes de Long John Silver de Dorisson et Lauffray et aujourd’hui ce très prometteur Barracuda !
Tous les codes sont présents, la scène d’abordage en pleine mer, l’île repère de forbans, le trésor maudit et même la sorcière…
Et pourtant ce ne sont pas des poncifs usés jusqu’à la trame, Duffaux utilise un angle original pour dépoussiérer le monde des frères de la cote, la recette fonctionne et on en redemande !

Le dessin de Jérémy est dynamique et structuré, on lui doit par ailleurs la couleur du dernier Murena, ce n’est donc pas un parfait inconnu et je trichais un peu en annonçant une « première » collaboration :)

Barracuda
© Jean Duffaux – Jérémy – Dargaud 2010

Le scanner que j’utilise est horrible, il crame les hautes lumières et ne rend absolument pas grâce aux teintes pastels de la planche, c’est bien dommage. (EDIT : Je me suis battu avec le scanner, ça va beaucoup mieux)
D’ailleurs, pendant que nous sommes dans la couleur, je trouve que les verts utilisés pourraient êtres légèrement plus lumineux, plus contrastés pour rendre la luxuriance de la végétation sur l’île, là, je les trouve un peu enterrés.
j’avoue que c’est un peu subjectif et peut-être qu’une impression ou alors la rémanence d’images mentales de l’époque où je lisait des histoires de pirates, mais le résultat est là : je trouve les verts « fades ».
D’un autre coté, la majeure partie de l’album se passant de nuit, il ne doit y avoir que deux trois planches de concernées, pas de quoi fouetter une Maria… oupss j’ai spoilé ^^

Toujours est-il que si vous avez rêvé sur les traces de Jim Hawkins, vibré aux « Pirates » de Polanski ou tout simplement kiffé les trois volets de « Pirates des Caraïbes » cette série est faites pour vous !
Annoncée en trois volets, l’avantage c’est qu’elle ne devrait pas trop grever votre budget BD, l’inconvénient, c’est qu’au bout de trois albums…
c’est fini !
Décidément Jean Duffaux est sans pitié….

Pas de pitié.
Pour personne.
Jamais.

*Merci Fif

Festival BD d’Auvers-sur-Oise 2011

Affiche Festival
© Eric Liberge – Festival BD Auvers-sur-Oise 2011

Pour cette 8e édition le festival m’aura laissé l’impression d’un cru en demi-teinte, hasard de la météo, désaffection des auteurs ou conjoncture maussade ? Je n’ai pas les cartes en main pour juger mais je vous livre mon ressenti :
Après avoir profité d’un magnifique samedi au soleil, je me suis réservé le dimanche pour visiter le salon avec mes enfants, bien m’en a pris, le temps était détestable…
Est-ce que cette météo désastreuse a eu une influence sur le nombre de visiteurs, je ne le sais pas, mais toujours est-il que le parking de la maison de l’ile était loin d’être bondé à notre arrivée sur les lieux.
Le prix d’entrée toujours modique de 3€, est un des points forts de ce festival qui reste à dimension humaine et quand on ne se ruine pas à l’entrée, on est plus enclin à dépenser dedans.
Malheureusement cette année, la dimension humaine justement nous a semblé proche du nanisme en entrant dans la grande salle.
Nous avons tout de suite été frappé par cette impression de vide et d’espace, impression qui a vite été confirmée par un rapide tour des lieux.
il semblerait que peu d’auteurs aient répondu présent à cette 8e édition et c’est un peu dommage.
Il y a les habituels petits éditeurs et fanzines que l’on retrouve avec plaisir sur ces manifestations, mais assez peu d’auteurs et beaucoup de chaises vides, pas les chaises de dessinateurs, les chaises de fans… et ça, c’est très dommageable pour un festival !
En près de trois heures sur les lieux, je pense avoir été le seul à demander une dédicace à Guillaume Sorel !
Même si je m’en réjouis vu qu’il faisait partie de ma « wish list », je trouve extrêmement blessant pour quelqu’un de son talent de rester assis à attendre le chaland, les gens comme lui ne viennent pas dans les salon pour se faire connaître ou gagner beaucoup d’argent, ça se saurait, mais pour rencontrer leur lecteurs. si les lecteurs ne sont pas au rendez-vous, il ne faudra pas s’étonner si il décline la prochaine invitation.

Tiens… un petit coup de gueule :
QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE FESTIVAL QUI N’EST PAS FOUTU D’AVOIR SON PROPRE SITE !?
hum… désolé d’avoir élevé le ton, mais c’est vrai quoi… aujourd’hui n’importe quel collectionneur d’étiquettes de boîte de Camembert est capable de se monter un site digne de ce nom en 5 minutes chrono… Pourquoi un Festival qui en est à sa huitième édition est infoutu d’avoir quelque chose de correct !???
Je ne demande pas un gros site en flash avec des anims dans tous les sens, mais juste un simple Blog avec des infos au jour le jour, un blog qui soit facilement accessible en tapant « festival BD Auvers » sous Google. Les site comme Overblog ou Blogger, pour ne citer qu’eux, sont fait pour ça !

Aujourd’hui, vous voulez des infos sur le Festival ?
Rien de plus simple, il faut aller sur Opale BD (http://www.opalebd.com/) qui sont les seuls à proposer des infos fiables sur le festival.

Même le site municipal d’Auvers est d’une indécente pauvreté sur le sujet…. Tiens je me permets un copier/coller; ça sera pas long :
2 et 3 avril 2011 : 8e salon de la BD
Maison de l’ile
Salon de la BD
La 8ème édition du salon de la bd, samedi 2 et dimanche 3 avril 2011
Maison de l’Ile – rue Marcel Martin
95430 AUVERS-SUR-OISE
De 11 h à 18 h
Tarifs : 3 euros
gratuit pour les moins de 12 ans
Invité d’honneur : Eric Liberge qui exposera du 21 mars au 3 avril à la Maison de l’Ile
Le temps passe si vite ! Après avoir accueilli nombre d’auteurs / illustrateurs de renommée, lancé de jeunes talents, fanzines, expositions, l’équipe du salon de la BD, s’apprête à vous surprendre à nouveau avec une pléiade de nouvelles têtes et de nouvelles animations, expositions.

Source : http://www.auvers-sur-oise.com/heading/heading12148.html

Génial non ? Il faut admettre qu’il y a un point positif : on a les informations pratiques et l’invité d’honneur, mais ça en reste là, même le visuel n’a rien à voir avec l’affiche du festival…
Messieurs les organisateurs du festival, si vous passez par ici, contactez-moi, je vous filerai un coup de main à mettre une vraie communication en place, parce-que là, franchement, c’est affligeant….

Mais je ne suis pas là pour débiner cet évènement, la preuve je l’attends chaque année avec autant d’impatience, alors positivons :

Même si je préférais l’époque ou elle était sur la scène, l’exposition d’œuvres de l’invité d’honneur fait toujours son petit effet.
Cette année n’a pas dérogé à la règle Eric Liberge nous a gâtés, planches exclusives des futurs mr Mardi-Gras Descendres (une trilogie axée sur le personnage du facteur) j’en salive d’avance ! Et tout un tas d’études et de dessins préparatoires pour « les Vainqueurs… » ou « les Voyageurs… » J’avoue avoir un trou pour le titre, mais pour les images, aucun doute !
Amoureux de peplums, d’histoire antique, de Rome Eternelle, de gladiateurs huileux (grand fou^^), vous allez être comblés !
D’un trait qui m’évoque le meilleur de Murena, je suis impatient de voir l’album et je prie pour que le scénario soit à la hauteur, vu que je n’ai aucun doute sur les images au vu de cette exposition !

Eric Liberge était sans conteste la « Star » du festival, invité d’honneur et pléiade de fans faisant la queue pour une dédicace, et comme une bonne groupie de base j’ai aussi fais la queue, J’ai pu discuter avec un auteur fort sympathique et ouvert, mon seul regret, Eric fais partie de ces auteurs allergique aux livres d’or, il m’a donc dédicacé un de ses albums que je vous recommande chaudement « Aux Heures Impaires » (Musée du Louvre Éditions – Futuropolis)

Aux heures Impaires - Liberge
© Eric Liberge – Musée du Louvre Éditions

Comme Mr Mardi-Gras Descendres cet album est un travail personnel de l’auteur, par-là j’entends du « pur Liberge », des histoires philosophiques, poétiques et oniriques qui nous entraînent dans un univers décalé aux palettes sombres et quasi monochromatiques.
De plus « Aux Heures Impaires » traite du Handicap, sans misérabilisme ni voyeurisme mais d’une façon qui nous place face à nos propres contradictions, notre position vis-a-vis du handicap et de l’autre. Serions-nous si différents des valides de cet album ?
Je n’en suis pas sûr… quoique après sa lecture, peut être… il faut l’espérer.

Quoiqu’il en soit, je vous présente cette superbe dédicace d’Eric Liberge, que je remercie de sa patience !

Dédicace Eric Liberge
© Eric Liberge 2011

Ensuite, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir Guillaume Sorel, trop facile, j’avais prévu d’y passer et il était seul à sa table :)
J’ai profité de l’occasion pour acquérir son dernier livre d’Illustration : tirage limité à 2 000 ex et prix modique, pourquoi se priver ?

Sorel - Illustrations
© Guillaume Sorel – Les Temporalistes Réunis

Au chapitre des projet en cours, Guillaume Sorel prépare une adaptation en images de la terrible vie de Stefan Zweig, un projet bien loin de son univers fantastique habituel, mais qui lui tient réellement à cœur, même si il envisage déjà d’être en retard sur le rendu final, retard auquel il n’a pas le droit vu que la sortie doit coïncider avec une commémoration (130 de sa naissance ou 70 ans de son décès, je suis désolé, j’ai oublié…).
Mais toujours un exercice de style dans une palette chromatique inhabituelle pour lui (Brésil des années 40) en couleurs directes comme d’habitude donc sans filet !

Et voilà le petit crobard dont il a fort gentiment gratifié mon livre d’or.

Dédicace Guillaume Sorel
© Guillaume Sorel 2011

Donc peu d’auteurs, peu de badauds, je suis resté un petit peu sur ma faim et j’espère de tout cœur que la neuvième édition aura lieu et sera plus fournie.
Vivement 2012 ! :)

La ville en bulles

Si vous êtes sur Paris prochainement, que vous aimez la B.D et que l’architecture ne vous laisse pas indifférents.

Vous serez sans aucun doute séduits par l’idée de faire un détour par le Trocadéro, en effet le Palais de Chaillot organise depuis le 9 juin une exposition intitulée Archi et BD – La ville Dessinée


Affiche Archi et BD
© Nicolas de Crécy 2010

Vous pourrez y admirer plus de 300 œuvres de dessinateurs réputés, transcrivants leur vision de la ville, ancienne, futuriste ou contemporaine.

Nul doute que les villes du monde entier soient à l’honneur et que des photos réelles seront disponibles pour contrebalancer le regard des artistes
Plus d’information sur leur Blog

Moi en tout cas, j’y ferai un saut et, si les prises de vues n’y sont pas trop sévèrement réprimées, je vous ferait un petit compte rendu en images pour achever de vous allécher; si vous n’êtes pas encore convaincus bien sûr !

Archi et BD
Du 9 Juin au 28 Novembre 2010 au Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro
75016 Paris (M° Trocadéro)
Renseignements : 01 58 51 52 00
Plein tarif : 8€ – tarif réduit : 5€ (gratuit pour les moins de 12ans)
Ouverture tous les jours de 11h à 19h sauf le mardi.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

À suivre…